PSG : la bouleversante confession de Jérôme Rothen

Il y a 1 année 258

C'est au cours de l'émission « la Boîte à souvenirs », un entretien d'une heure avec une personnalité de la Dream Team RMC, que Jérôme Rothen s'est livré sur une période dont il n'avait « jamais parlé ». L'ancien gaucher du PSG (2004-2010), devenu consultant, a ainsi évoqué la maladie de son fils, aujourd'hui âgé de 6 ans, et atteint d'une leucémie à l'âge d'un an et demi.

« Touché au plus profond de [son] cœur » par l'évocation de ce chapitre de sa vie, Rothen, 42 ans, s'est montré bouleversé à l'antenne. « C'était des journées terribles, pour lui et pour nous, pour moi… » a-t-il indiqué, en larmes.

Cet épisode lui fait comprendre que durant sa carrière il n'avait en fait « rien connu ». « Tu penses avoir cette carapace, être l'homme fort sur le terrain, l'homme fort de la famille, mais en fait ce n'est rien par rapport à la maladie qui est tellement injuste. » L'ancien international parle ainsi de son fils mais n'oublie pas « les autres enfants qui ont vécu ça ».

Il ajoute qu'à cette époque où il est devenu consultant après la fin de sa carrière, fin 2013 : « Ce qui m'a sauvé, dans un premier temps, c'est d'être à l'antenne et je ne remercierai jamais assez RMC pour ça. »

Rothen souligne que sa femme et son fils « ont été beaucoup plus forts » que lui. Et témoigne de son quotidien bouleversé. « C'était dur, dit-il, parce que les nuits tu ne dors pas beaucoup, tu te poses des questions. Moi, je vois toujours un ciel bleu, mais là, le ciel bleu, il avait du mal à arriver quand même. Et aujourd'hui, mon rayon de soleil, c'est mon fils, parce que… parce qu'il est soigné. »

L'ancien milieu de terrain associe aussitôt dans ses pensées les autres victimes de la maladie. « Je pense à tous ceux qui malheureusement n'ont pas le même destin que nous et que lui, ajoute-t-il, toujours ému. Donc c'est dur. Je ne le souhaite à personne, même à mon pire ennemi, c'est horrible ce moment-là. Quand tu l'apprends… On n'est pas préparé à ça. »

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Avec pudeur encore, il évoque sa discrétion médiatique sur le sujet : « Je ne me suis pas livré là-dessus car je ne suis pas le seul à vivre ce genre de galère, de tristesse et tout ce qui en suit. Il faut faire la part des choses. Je ne veux pas que les gens aient de la peine pour moi. Parce que ce n'est pas sur moi qu'il faut avoir de la peine. Ce n'est pas moi qui ai lutté, c'est mon fils. C'est mon fils qui est un monstre là-dessus. »

Et Rothen de conclure avec un sourire : « Aujourd'hui, il fait beau, et tant mieux ! »

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