Paris : au pied de la tour Eiffel, il s’élève pour la protection des arbres

Il y a 3 semaines 44

« Ni militant, ni activiste, ni écolo, mais un citoyen comme vous », indique Thomas Brail, du haut de sa large branche. Dans la nuit de dimanche à lundi, le fondateur du groupe national de surveillance des arbres (GNSA) s’est accroché à un immense platane, planté en 1814, sur le Champ-de-Mars. Son objectif : demander l’annulation du projet « OnE ». Celui-ci vise à aménager les lieux en vue des JO de 2024, notamment en construisant des bagageries souterraines et des sanitaires. Sauf que, dans sa version initiale, il condamnait 42 arbres.

Une pétition contre ce projet a récolté plus de 150 000 signatures. Ce lundi, le journaliste Hugo Clément a lui aussi grimpé dans l’arbre et soutenu le mouvement sur Twitter. Car malgré la promesse de la Ville, faite fin avril, qu’aucun arbre ne serait finalement coupé, Thomas Brail n’entend pas s’arrêter là. Il voit plus large. Il y a quelques jours, le GNSA adressait des courriers à Elisabeth Borne, Première ministre, au ministre de l’Agriculture et à la ministre de la Transition écologique, réclamant une révision du code de l’environnement, pour mieux encadrer la coupe des arbres. Thomas Brail ne bougera pas tant qu’il n’aura pas reçu de réponse satisfaisante : « On aura ce qu’il faut », lance-t-il.

Sur place le matin, le premier adjoint d’Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire, a promis une table ronde avec les associations pour repenser les projets futurs. Ce pas est « gravé dans ma mémoire », insiste Thomas Brail, qui entend bien profiter de la symbolique du lieu pour mobiliser la France sur une réflexion de fond. « Les arbres sont l’avenir de nos enfants, et un patrimoine en déficit. »

Ce mercredi, à 14 heures, un débat entre associations, citoyens et candidats aux législatives aura lieu au pied de l’arbre en sursis.

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