Notre critique du Mariage forcé, un spectacle finement masqué

Il y a 3 mois 95

Réservé aux abonnés

Sganarelle , joué par Julie Sicard. Crédit : Brigitte Enguerand/Divergence - Images

CRITIQUE - Un véritable coup de coeur pour cette mise en scène survoltée, portée avec une folle énergie par un quintet d’acteurs de première.

Foncez voir Le Mariage forcé, cette bouffonnerie dans la tradition de la commedia dell’arte. L’intrigue tient sur une tête d’épingle: le mariage de Sganarelle, qui ne sera pas vraiment à la noce. La mise en scène 100.000 volts de Louis Arene renverse la table: le mariage devient pour Dorimène - la promise de Sganarelle - un outil de réappropriation de sa liberté. Elle est interprétée par ce diable de Christian Hecq. Vive la mariée! Sganarelle? Joué par Julie Sicard. Vêtue de guenilles poussiéreuses, elle ouvre la farce en bafouillant, hébétée, des phrases cultes de Molière: «Qu’allait-il faire dans cette galère?», etc. Peu à peu, elle reprend ses esprits et, sous ses traits, Sganarelle devient grandiose. Sous ses traits? Non. Car ce Mariage forcé est un spectacle finement masqué.

À lire aussiNotre critique de la pièce Le Crépuscule des singes: Molière, hôte de Boulgakov

Mis à part Julie Sicard, les quatre autres comédiens se partagent les rôles. Ainsi Christian Hecq sera Dorimène et le philosophe Marphurius ; l’irrésistible Benjamin Lavernhe sera tour à tour l’aristotélicien Pancrace…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 38% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 0,99€ le premier mois

Déjà abonné ? Connectez-vous

Lire la Suite de l'Article