Kùkù, restaurant voyageur, de Capri à Mykonos

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Un plat voyageur du restaurant Kùkù, rue de Penthièvre (8e). Crédit : Gaétan Buthiahx

CRITIQUE GASTRONOMIQUE - On retrouve dans cette table parisienne un peu de cette insouciance des tables 1970-1980, où l’on ne sortait pas au resto pour se prendre au sérieux.

Voilà qui, certes, change de cette manie des petits noms de maison où les chefs en posture se plaisent à l’abscons mais, après avoir déjà croisé, au détour du 17e, le N’importe nawak d’un très libéré Prout Prout, cet autre amuse pas mal aussi dans son genre culotté. On imagine aisément (quoique) la coquetterie des deux «k» et des accents aux deux «u» de l’enseigne pour en ouater l’effet mais - la vérité sortant parfois de la bouche des clients - ne pas s’étonner à la table voisine, ce midi-là, de deux cols blancs très amusés à vanner sur l’air du «chérie, j’ai réservé au Kùkù.»

Un Kùkù qui a peut-être même le mérite de cultiver l’envie d’en rire plutôt que l’esprit d’ennui en ajoutant à son fichu état civil le double niveau d’un décor assumant de ne pas se planquer.

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Le rez-de-chaussée s’invente une salle à manger comme à Capri tandis que le sous-sol sort la boîte à couleurs comme cantine à Mykonos. Sous faux plafond de citron (en haut) et illusion de frondaison (en bas), le mieux, c’est que…

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