«Je suis une victime collatérale de l’affaire Hamraoui» : l’ex-coach du PSG féminin Ollé-Nicole sort du silence

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Didier Ollé-Nicolle prend la parole. Deux mois après avoir été remercié du PSG, le coach de 61 ans revient dans l’Equipe sur l’année compliquée qu’il a passé à la tête de la section féminine du club. Accusé de « faits inappropriés » à l’encontre d’une joueuse de son groupe, « DON » a finalement été blanchi par l’enquête interne menée par le club, en fin de saison passée. « Je suis arrivé au centre d’entraînement un matin et on m’a prévenu de ces accusations, rembobine-t-il. C’était tellement irréel... Le ciel m’est tombé sur la tête [...] . Heureusement, et très rapidement, nous avons demandé, avec mon avocat, à être entendus par la police pour que les choses soient très claires. J’ai donc été entendu sous le régime de l’audition libre à la PJ de Versailles. C’était un énorme soulagement en sortant parce qu’ils m’ont dit qu’il n’y avait pas de plainte contre moi, et ils m’ont fait comprendre qu’aucun fait précis ne m’était reproché. »

Dans un bref communiqué publié le 1er août, le PSG actait la fin de sa collaboration avec Ollé-Nicole tout en précisant qu’il n’avait « aucune faute ni manquement » à lui reprocher. De récentes révélations dans l’affaire Diallo-Hamraoui précisent qu’il aurait pu être la cible d’une tentative de déstabilisation à des fins personnelles.

« Fier de ne pas avoir cédé à la pression de l’entourage »

« J’ai été utilisé, instrumentalisé, même, ajoute-t-il. Une victime collatérale de l’affaire Hamraoui. Par rapport à mes choix, mon fonctionnement... À cette époque, j’étais en contact avec cinq internationales, dont deux Françaises, pour signer au PSG cette saison. Mais il y avait dans l’atmosphère cette adversité à l’encontre de Hamraoui. J’ai senti que je gênais pour la suite de certains projets personnels. Il y avait des joueuses en fin de contrat, en négociations et j’avais mes idées par rapport à ça.»

Aujourd’hui, Ollé-Nicolle entend identifier et poursuivre les responsables de ses déboires. Il a récemment porté plainte contre X pour dénonciation calomnieuse auprès du procureur de la République de Versailles.

Par ailleurs, l’entraîneur revient sur la manière dont il a dû gérer les suites de l’agression de Kheira Hamraoui au sein de son équipe : « Je reste très fier de ne pas avoir cédé à la pression de l’entourage de certaines joueuses et d’avoir toujours fait jouer Hamraoui, qui méritait sa place sur le terrain. »

Ollé - Nicolle décrit également l’altercation survenue fin avril entre Hamraoui et Marie-Antoinette Katoto et Kadidiatou Diani, qui avaient pris le parti d’Aminata Diallo. « On était à la veille d’une demi-finale de Ligue des champions. Il y avait des comportements insupportables et j’ai senti qu’un truc se tramait [...]. Au bout d’un moment, cela n’a plus été possible. Je devais faire attention à chaque mot que je disais à l’entraînement, il y avait des clans partout... »

« Cette affaire a eu des conséquences très dures à vivre sur ma vie d’entraîneur, conclue-t-il, assurant que tout celui cela lui avait coûté une possible prolongation à Paris, puis plusieurs opportunités à l’étranger et en Ligue 2. Mais je suis toujours debout, optimiste et passionné. »

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