Clermont-PSG : sept ans après l’affaire des tweets, Mory Diaw retrouve Paris

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Le rendez-vous est important pour Mory Diaw. Ce samedi soir (21 heures), le nouveau gardien du Clermont Foot reçoit le PSG, son club formateur, au stade Gabriel-Montpied en ouverture de la Ligue 1. Sept ans que le nom du portier et celui du club de la capitale n’ont plus été associés. Et la dernière fois, ce n’était pas pour de bonnes raisons. Au printemps 2015, alors que le natif de Poissy approche les 22 ans et qu’il se place quatrième dans la hiérarchie des gardiens du PSG (derrière Sirigu, Douchez ou Maignan), d’anciens tweets lui étant attribués ressortent sur les réseaux sociaux.

Des écrits graveleux évoquant sa vie sexuelle ou encore des avis assez tranchés sur le monde du football, les archives du compte appartenant à Mory Diaw sont exposées, au même titre que celles d’autres footballeurs comme Morgan Sanson ou Corentin Tolisso. Tous ces tweets datent d’une époque (2012 ou 2013) où la résonance de ce réseau social n’avait pas la portée actuelle. Mais deux ans plus tard, en 2015, tout a changé. L’année suivante, en 2016, un autre Parisien, Serge Aurier, le paiera également. Au lendemain de l’affaire Mory Diaw, qui concerne aussi les comptes de Jean-Christophe Bahebeck ou Léa Declercq, licenciés du PSG, le club évoque un piratage par communiqué.

« Cette histoire a fait plus de mal à ma famille »

Une excuse irréaliste dont personne ne tiendra compte. Y compris au sein du PSG puisque, quelques mois plus tard, le contrat de Mory Diaw ne sera pas prolongé et que sa carrière devra désormais se dérouler loin de la capitale. « J’avais un compte Twitter mais on était plusieurs dessus, détaillera Mory Diaw en 2018 pour RMC Sport. Mais quand Twitter est devenu tendance, j’ai mis mon nom et c’est devenu mon compte. J’ai mis quelques tweets mais pas tous. (…) Cette histoire a fait plus de mal à ma famille qu’à moi-même. »

Mory Diaw en janvier 2015 au Parc des Princes lors de l'échauffement d'avant-match.

Mory Diaw en janvier 2015 au Parc des Princes lors de l'échauffement d'avant-match. LP/Frédéric Dugit

La suite de son histoire footballistique est tout de même mouvementée. La réputation entachée, cet espoir du poste de gardien se voit contraint de quitter la France. Il trouve une première expérience en deuxième division portugaise puis en Bulgarie. Mais rien ne se passe comme prévu. Entre 2017 et 2019, Mory Diaw ne rejouera plus en club. « J’ai profité de ma famille au maximum, même si ce n’était pas facile, confiait-il à Foot Mercato en 2020. Ils voyaient qu’il me manquait ce que j’aime. C’était compliqué. Heureusement que j’ai de bons amis et la religion dans ma vie, sinon j’aurais pu vriller du mauvais côté. » C’est finalement en Suisse que Mory Diaw retrouve la paix.

Au FC United Zürich puis au FC Lausanne Sport, club avec lequel il devient champion de deuxième division dès sa première saison. Les deux suivantes, ce gardien d’1,97 m brille dans l’élite malgré les mauvais résultats de Lausanne. Et il a donc retrouvé la France cet été après sept années de ban. « Mon but premier, c’était la Ligue 1, explique-t-il sur le site officiel de Clermont Foot. Cela me tenait à cœur n’ayant pas eu ma chance après le PSG ». Plusieurs années après avoir stoppé les frappes de Zlatan Ibrahimovic à l’entraînement, Mory Diaw a désormais rendez-vous face à Lionel Messi ou Neymar en match. « C’est aussi une jolie revanche sur la vie, la preuve qu’il ne faut jamais rien lâcher », conclut-il.

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